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Un bilan de la liberté religieuse en France

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Un nouveau livre dressant un état de la liberté religieuse en France vient de paraître aux éditions L’Harmattan dans la collection « Théologie et vie politique de la terre ». Sous le titre « un bilan de la liberté religieuse en France » sont publiés les actes d’un colloque organisé à Paris sur ce thème, en octobre 2006.

Voici le texte de la quatrième de couverture :

« La France pays des droits de l’homme…

En matière de liberté religieuse, tout irait bien dans le meilleur des mondes ? Voire !

Depuis une quarantaine d’années, on assiste à une singulière restriction de cette liberté, qui ne s’appliquerait pas aux mouvements que certains appellent « secte », mais que les sociologues des religions, refusant tout préjugé, préfèrent appeler « nouveaux mouvements religieux ». Se départant de sa neutralité, l’Etat finance des associations militantes qui luttent contre ces mouvements et n’hésitent pas à se moquer de leurs croyances.

En 2001, une loi dite About-Picard a créé un nouveau délit, celui de sujétion psychologique, s’inspirant du concept mussolinien de « plagio », au grand dam des associations internationales de défense des libertés, telle la Fédération internationale d’Helsinki.

Le 15 mars 2004, une nouvelle loi a encadré pour la première fois le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. De l’exigence de neutralité des serviteurs de l’Etat, on est ainsi brutalement passé à une exigence de neutralité qui s’appliquerait au simple consommateur des services de l’Etat, c’est-à-dire au simple citoyen. De là à interdire toute manifestation religieuse dans la sphère publique, la frontière est ténue. D’ailleurs, certains n’hésitent plus à la franchir, proposant de reléguer strictement la religion dans la sphère privée.

On le voit, la liberté religieuse n’est pas acquise. C’est le mérite du pasteur Dominique Kounkou, président du Conseil des communautés chrétiennes d’expression africaine en Europe, d’avoir su réunir, au cours d’un colloque organisé le 4 octobre 2006 à Paris, des personnalités aussi diverses que des pasteurs, des juristes, des avocats, des représentants de minorités religieuses pour dresser un bilan de cette liberté en France. »

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